Bienvenue ici pour suivre le stage que j’effectue à l’université de Laval (Québec). En premier lieu, il est prévu que je sois responsable d’un appareil de mesure haute performance lors d’une mission de trois mois à bord du NGCC-Amundsen. Pour des raisons de confidentialité, je ne révélerais pas de détails concernant l’appareil. Mais je vous laisse vous emporter dans le récit de mon journal de bord pour les quatre mois à venir.

Samedi 23 Avril 2016, je suis à l’aéroport de Paris et j’attends l’avion pour Montréal, je trépigne d’impatience à l’idée de pouvoir fouler un autre continent que l’Europe, de découvrir une autre culture… Toutefois je redoutais la douane, qui ne manquerait pas de m’embêter si j’avais oublié un des multiples documents nécessaires à mon départ. Une fois dans l’avion, c’est le luxe, on nous apporte à déjeuner, le vol est un moment de transition important dans le voyage. Le temps sans doute de s’apercevoir du changement de lieu de société de climat.

Une fois atterri, l’avion se positionna à la passerelle et nous descendions un à un pour passer à la douane, en 20 minutes, j’avais mon permis de travail. Puis embarquement dans un autre avion (Bombardier Q400) à destination de Québec. Je m’installe près de la fenêtre pour observer le paysage, une fois l’avion décollé, au premier coup d’oeil, un immense magasin d’ameublement jaune et bleu s’étendait sous mon hublot. Moi qui croyait voire des choses nouvelles ! En réalité, se qui se passait sous les ailes de l’avion était bien plus dépaysant.

Ce qui frappe au Québec, sans parler des routes larges comme des autoroutes, des forêts en ville… c’est l’extrême gentillesse de ses habitants. Aussitôt arrivé je me sentais pratiquement comme chez moi. De plus les villes y sont agréables, et large ce qu’il fait que je dirais que l’on a saupoudrer par ci par là quelques bâtiments dans une imense forêt. On trouve en ville des écureuils ou bien des marmottes. La présence de la nature semble ici très importante et les habitants vivent avec, vous n’imaginez pas toutes les structure qui sont présentes uniquement pour améliorer la circulation sous la neige ! La ville de Québec, est semblable à toutes nos villes française du 18éme siècle. Mais dégage une impression différente, celle du nouveau monde, de la conquête.

Le Lundi, je suis à l’université de Laval J’embrasse ma maître de stage qui me conduit au laboratoire pour me dévoiler enfin l’appareil. Il s’agit d’un spectromètre de masse en tendem couplé à un chromatographe en phase gazeuse. Cet appareil très répandu sur le marché de la science, permet de séparer les différents composés d’un gaz et de les identifier par fragmentation puis mesure de la masse moléculaire. L’appareil que mes maîtres de stages ont imaginés est un système permettant d’extraire le DMS (Diméthylsulfure) qui est un gaz de l’eau de mer. Cette machine s’appelle MIMS. L’objectif est de mesurer en continu et à haute fréquence la concentration de ce gaz qui est synthétisé par certaines cellules planctonique et permettrait de réguler le climat. En effet certaine études montrent que lorsque l’eau se réchauffe, la production planctonique augmente ainsi que le taux de DMS. Le DMS une fois dégazé (relâché dans l’atmosphère) il formerait des nuages diffusant d’avantage les rayons solaires.

Les jours qui suivent j’ai préparé l’appareil pour les calibrations (la semaine prochaine) et les essais en mer (fin Avril). J’ai alors refait le circuit électrique, le circuit d’eau et de gaz. Bien qu’à la fin de la semaine le tout n’était pas tout à fait terminé, Les préparations vont bon train, et je vais pouvoir entamer les essais de pressions et les calibrations en seconde semaine.

Guillaume Leguen

Président d’Exocéan